Richmond, ville royale
- 4 oct. 2024
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À quelques encablure de Londres, et plus exactement au sud-ouest de la banlieue du Grand Londres, se trouve Richmond. Richmond s’illustre comme étant une banlieue chic et résidentielle au passé royal.
Richmond, village du Grand Londres
C’est sous l’impulsion du roi Henri VII, qui ordonna la construction du Palais de Richmond (aujourd’hui en grande partie disparu), que la ville devint très prisée par les personnes aisées ou encore les célébrités, et ce durant une centaine d’années. Sa connectivité au Grand Londres lui permet de rejoindre le coeur de la capitale en un peu moins de 20 minutes, notamment grâce à la District Line. Aujourd’hui, de magnifiques maisons géorgiennes surplombent le coeur de ville, et profitent d’un panorama sur le non moins célèbre Richmond Park ou encore sur la Tamise. Théâtres, musées et galeries enrichissent l’activité culturelle de cette ville à l’échelle agréable, comme un village.
Fait insolite, le pont qui lie Richmond à Twickenham est le plus ancien pont existant à Londres. Il fut construit entre 1774 et 1777 !
Si le Brexit et la crise sanitaire se sont répercutés sur Richmond, de nombreux commerces ayant progressivement fermé leurs portes, la ville reste très attractive notamment parce qu’elle offre de formidables promenades sur les berges de la Tamise et au coeur de ses luxuriants espaces naturels.
Enfin, restaurants et petites échoppes, permettent de s’attacher à celle-ci : charmantes ruelles pavées, façades historiques, vitrines embuées quand vient l’Automne, couleurs chatoyantes à cette époque de l’année, et atmosphère chaleureuse la définissent.



C’est au Harbour Hotel que j’ai posé mes bagages. La décoration soignée, la literie confortable, la salle de déjeuner et dîner vitrée, s’ouvrant sur une terrasse et un jardin, le SPA, font de cet établissement un lieu où il fait bon séjourner quelques jours sans ressentir la nécessité d’une escapade « à la capitale ». Par ailleurs, sa position stratégique permet d’accéder en deux minutes au formidable Richmond Park.




Le premier soir aura été placé sous le signe du feutré et confidentiel. En effet, c’est au Riverhouse Restaurant que je me suis attablée. Le Riverhouse Bar aura permis, dans un premier temps, de déguster d’incroyables cocktails, réalisés dans les règles de l’Art, dans l’ambiance tamisée d’une demeure historique. Vins, bières et spiritueux sont également servis ici. Au restaurant, l’assiette fait montre d’une cuisine de saison, moderne, et où l’accent est mis sur la « Comfort food ».
Le deuxième soir, après avoir dégusté un cocktail au bar du Richmond Hill Hotel (voisin du mien), j’ai découvert The Scott’s Richmond, un restaurant spécialisé dans les fruits de mer.


The Petersham Nurseries, jardin des merveilles
Cependant, la meilleure surprise aura sans nul doute été The Petersham Nurseries. Quésaco ? Imaginez-vous, après une marche au gré de sentiers boisés, tomber sur une pépinière au coeur de laquelle reposent tearoom, café, restaurant. C’est ici le summum du charme rustique ! Un endroit où il fait bon se ressourcer et couper avec l’activité vibrante d’une ville en effervescence. Tables et chaises sont positionnées au sein d’une serre alors envahie par les luxuriantes plantes. Miroirs anciens, plaids, jasmin parfumé, stores indiens, complètent ce tableau bucolique. La carte propose des mets simples et délicieux, réalisés avec des produits ultra frais. Mention spécial pour le carrot cake à tomber !





Une fois rassasié, dirigez-vous vers l’espace boutique où vaisselle soignée, vases, linge de maison, parfums d’intérieurs, permettent d’inviter cette atmosphère toute particulière chez soi.
Enfin, jouxtant cette boutique aux merveilles, vous entrerez dans le restaurant à l’ambiance magique. Vignes et bougainvilliers se déploient en un ciel envoutant, la cuisine s’inspire des saisons, les fruits & légumes sont ceux du potager. À noter, le restaurant a reçu l’Étoile Verte Michelin pour son engagement en faveur du développement durable.



C’est non sans plaisir que j’ai fait un saut de puce dans Londres, et notamment entre Notting Hill et notamment sur Westbourne Grove, rue commerçante animée du même quartier.
Après un déjeuner copieux au Ivy, j’ai fait découvrir, à ma meilleure amie, le fameux concept français Sézane. Peut-être, y avons-nous passé un peu de temps et avons réalisé quelques achats…



La belle surprise : Richmond Park
Vous connaissez mon amour pour la nature, les jardins, les parcs et …les animaux ! Richmond Park rassemble tout cela en un lieu fabuleux.
Il est un des 8 parcs royaux londoniens mais il est surtout le plus grand de tous avec sa superficie atteignant 9,5 km2. De nombreuses espèces sauvages y résident, l’écureuil cendré en faisant partie. Cependant, c’est pour sa population d’un peu plus de 650 cerfs, biches et daims sauvages qu’il est connu.


Les liens royaux de Richmond Park remontent aux années 1200. D'abord nommé Manoir de Sheen par le roi Édouard Ier, le roi Henri VII changea le nom en Parc de Richmond vers 1501, faisant ainsi résonner son statut de Comte de Richmond. Pendant les 300 années qui suivirent, l’écho des chasses royales fut un son familier dans le voisinage.
Mais c'est la visite du roi Charles Ier à Richmond, en 1625, qui a transformé cette paisible zone rurale, avec ses terres agricoles et ses pâturages, en un parc royal.


En 1625, le roi Charles déplaça toute sa cour au palais de Richmond pour échapper à la grande peste qui sévissait à Londres. Richmond était un refuge rural - et lui offrait également de belles parties de chasse près de Londres.
C’est à son initiative que le parc fut peuplé de 2 000 magnifiques cerfs rouges et daims qui ont fait la réputation du parc de Richmond. Il nomma Jerome Weston, un noble, gardien du nouveau parc - un poste qu'il occupa à vie, en échange d'une redevance de 12 pence par jour.
Le New Park, comme on l'a surnommé à l'époque, est devenu l'un des terrains de chasse préférés de la famille royale. En 1637, le roi Charles construisit un mur de briques de huit miles de long pour garder ses cerfs à l'intérieur - et les résidents locaux à l'extérieur. Plus tard, il installa une échelle dans le mur pour leur permettre d'y accéder. Aujourd’hui, vous pouvez encore admirer cette large enceinte.


Ce qu’il faut savoir lors de la visite…
Des directeurs de parcs aux apprentis horticulteurs, tous se passionnent pour la faune et la flore des parcs, les habitats où ils vivent, nichent, et s'alimentent. Toutes les décisions prises en matière de gestion de l'environnement naturel sont guidées par les principes de la biodiversité et de la durabilité.
Pour le bien des visiteurs, des parcs eux-mêmes et, surtout, de la planète.
Pour des millions de visiteurs, c'est la possibilité de découvrir la faune et la flore dans leur cadre naturel qui rend ce parc emblématique. Le parcs présente une gamme incroyablement diversifiée d'habitats, qui abritent une riche variété d'espèces sauvages. Il abrite certaines des espèces les plus rares ou protégées, du cerf-volant aux chauves-souris, en passant par le triton crêté et la couleuvre à collier.
Dans le respect de ces différentes espèces, mais aussi pour leur protection il est :
Il est interdit de faire des barbecues ou d'allumer des feux.
Il est interdit de vendre de l'alcool
Il est interdit de se baigner dans l'eau, y compris avec son chien. La seule exception à cette règle est une zone de la Serpentine réservée à l'usage du public par le Serpentine Swimming Club.
Il est interdit de camper pendant la nuit ou de rester après que les portes aient été fermées
Enfin, il est formellement déconseillé (voire interdit) de nourrir les biches/cerfs/daims (surtout en période de rut) afin d’éviter toute attaque intempestive. Cela obligerait les gardes-chasse à tuer l’animal ayant attaqué.


J’espère que cette nouvelle balade au coeur de Richmond et Richmond Park vous aura plue.
À très vite pour un prochain billet voyage.
Votre Oiseau migrateur.
Élodie



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